Agnès de la Barre de Nanteuil

26/11/2018

"Je donne ma vie pour mon Dieu et ma patrie.. j'ai été dénoncé mais j'ai pardonné" Agnès de la Barre de Nanteuil.
Agnès de la Barre de Nanteuil est une jeune fille née le 17 septembre 1922 en région parisienne. Élevée dans une famille très catholique de 6 enfants ( 2 frères et 3 sœurs) , elle ne cessera de vouloir aider les autres et servir Dieu. Sa famille grandit à Vannes après quelques déménagements. Une fois devenue professeur d'anglais, Agnès continuera à se dévouer aux autres. Très engagée, elle servit dans de nombreuses associations tel que le scoutisme en tant que cheftaine louveteaux, la jeunesse étudiante chrétienne féminine et l'action catholique. Chaque jour de sa vie, Agnès renouvelait sa promesse de guide, la faisant grandir en foi espérance et charité. L'annonce de la capitulation en 1940 est une véritable blessure et ses parents s'engageront très vite dans la Résistance, elle ne tardera pas à les rejoindre ainsi que ses frères et soeurs .
L'année suivante, Agnès participa à une filière d'accueil et d'évasion d'aviateurs anglais créée par sa mère Sabine et procura de faux papiers aux réfractaires du STO. Elles contribuèrent à faire passer en Espagne une trentaine d'aviateurs alliés. Avec sa sœur cadette, Catherine, elle devint agent de liaison du réseau Libé-Nord et travailla également pour le deuxième bureau de l'état-major de l'Armée secrète en Bretagne comme sous-lieutenant. Elle avait 20 ans.

Le 13 mars 1944, elle effectua le balisage d'un terrain de largage de matériel pour le maquis mais fut arrêtée à son retour de la messe par le SD (service de sécurité allemand) et remise à la Gestapo de Rennes. Sa sœur Catherine fut arrêtée peu après. la Gestapo ne fera pas preuve de charité ni de pitié envers elle. Mais fidèle a son idéal, elle ne dira rien ce qui ne fera que renforcer la haine que les allemands avaient pour elle. Par cet acte de fidélité et de foi, Agnès est un témoignage pour toutes les femmes arrêtées avec elle. " Comment ne pas avoir espoir quand on voit Agnès ne rien dire et regarder vers le Ciel son Jésus" disait une jeune femme avec elle. En effet, "son Jésus" aura été la quête de toute sa vie.

Lors du déplacement d'Agnès trois moi plus tard pour l'Allemagne, son convoi ferroviaire est attaqué. Le convoi est bloqué à Langeais près de Tours. Le 6 août vers 19 h le convoi sera pris pour cible par six avions de la Royale Air Force qui ignorent qu'ils ont affaire à un convoi de prisonniers. C'est la panique, les prisonniers tentent de s'enfuir et les allemands tirent à bout portant. Agnès se plie en deux, elle est gravement touchée au ventre.

Soignée sur place puis à Tours par ces journées de grosses chaleurs, elle va devoir vivre encore sept jours d'une agonie terrible. Elle meurt le 13 août et c'est à Paray le Monial, la ville du Sacré Coeur qu'elle sera débarquée et enterrée. Agnès rencontra le Christ donc dans la ville ou Il est apparu a Sainte Marguerite-Marie.

Toutes ces épreuves seront vécues et acceptées avec une Foi profonde et un total abandon à la Providence qui feront l'admiration de tous.

Une  promotion de l'EMCTA (Ecole militaire du corps technique et administratif) de Coëtquidan porte son nom ainsi que plusieurs groupes scouts.


Le Mythe Scout