Le Père Doncoeur

22/05/2019

Le Père Doncoeur, une grande figure du scoutisme

Le père Doncoeur est un prêtre jésuite de la première moitié du vingtième siècle et un diciple du Père Sevin. Jeune prêtre dynamique, il s'est lié d'amitié avec Marcel Forestier durant la première guerre mondiale et cette amitié durera toute une vie. Marcel Forestier ( qui rentrera cher les dominicains par plus tard) qui deviendra le commissaire assistant de la route de la province d'Ile de France. Lors de la solennité de la Pentecôte de 1924, Marcel Forestier fera appel au père Doncoeur, déjà prêtre, pour participer à un camp de quelque jour. Si il est venu à ce camp scout, c'est parce qu'il envisageait déjà de consacrer une partie de ses activités aux jeunes, fort de l'expérience qu'il venait de vivre au front.
Au moment ou le père Doncoeur assista à ce camp scout, il avait déjà une stature hors du commun. En effet, les quatre années de la Grande Guerre ont à la fois exalté, ses qualités militaires, héritées d'une famille profondément ancrés dans l'idée de service. Plus qu'une conduite héroïque, plus qu'un apostolat aux armées, le père Doncoeur, pendant des jours de boue et d'enfer, a offert réellement son amour et le secours du Christ à tous ceux avec qui il était en contact. Confessant des centaines d'hommes promis à une mort certaine, franchissant les endroits les plus exposés, il a administré les blessures, embrassé les mourants, sauvé ceux qu'il ramenait au péril de sa vie, et rassemblé les pauvres restes sanglants des milliers de morts pour leu donner une sépulture décente.
Avec Marcel Forestier, ils cherchèrent le meilleur moyen pour réveiller une jeunesse déjà en recherche. Pour tenter de forger chez les jeunes un esprit conforme à cet espoir, le père Doncoeur, tout en prenant bientôt le service de la route des SDF, choisit de fonder et d'animer « les Cadets de France », dont le recrutement lui vint surtout des grandes écoles de la nation entière : « Voilà, se disait-il, les premiers nés de la jeune France prochaine, qui dans les dangereux lendemain de bataille, continueront l'œuvre des morts ». Il entraîna ses cadets, pour certains routiers, sur toutes les roues des pèlerinages.
Avec ses cheveux coupés ras, son grand sourire gentiment moqueur et son regard pétillant derrière ses lunettes, le père Doncoeur accompagnait comme aumônier, sac au dos, toujours prêt sur les routes de Bretagne, d'Alsace, de Provence et de Rome les fils de ceux qu'il avait vu mourir. Il ne craignait ni la fatigue, ni le soleil brûlant, ni les contretemps désagréable, encore moins les caractères qui se heurtent, se forgent et se révèle le long des grands chemins....
Malgré ses nombreuses activités, le père Doncoeur accepta en 1926 de devenir l'aumônier du cercle Psichari, centre de formation des chefs routiers d'Île de France dont Marcel Forestier était le commissaire adjoint.. Et, tout au long de sa vie, il mêlera intiment le scoutisme et son service.
Renouvelant chaque matin son engagement pris lors de sa promesse scoute, cet aumônier hors pair marqua les jeunes qui eurent la chance de le croiser sur leur route et se consacra toute sa vie au service des jeunes.